L’huile d’olive extra vierge est un véritable « nectar », un délice pour le palais qui, même avec seulement quelques gouttes, est capable d’enrichir chaque recette, mais pas seulement ; c’est en effet un véritable bienfait pour notre organisme au point d’être considérée comme la meilleure des matières grasses utilisables pour l’assaisonnement.
Parmi les principaux bienfaits reconnus à l’huile d’olive extra vierge, il y a, sans aucun doute, son rôle protecteur pour le système cardiovasculaire, grâce aux innombrables composés qui la constituent.
Certaines études affirment que l’huile d’olive extra vierge, grâce à sa teneur élevée en composés phénoliques et en acides gras monoinsaturés, offre une protection efficace contre les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2.
D’autres avantages potentiels découlant de la consommation de l’huile d’olive extra vierge comme assaisonnement concernent la prévention de divers types de cancers, y compris ceux du côlon et du sein, ainsi que d’autres maladies affectant l’appareil gastro-intestinal et les maladies neurodégénératives, dont la maladie d’Alzheimer.
De plus, assaisonner les aliments avec de l’huile d’olive utilisée crue peut représenter un remède valable pour combattre la constipation et la stipulation, grâce à son potentiel laxatif.
Quelles sont les corrélations entre la consommation d’huile d’olive extra vierge et la prévention cardiovasculaire
Il est désormais unanimement admis que la consommation de quantités élevées d’acides gras saturés d’origine animale est associée à une augmentation du risque cardiovasculaire liée surtout à une concentration plus élevée de cholestérol, en particulier de la fraction LDL (le soi-disant mauvais cholestérol), dans le sang avec pour conséquence une augmentation de la prédisposition à la formation de plaques d’athérosclérose.
La consommation habituelle d’huile d’olive extra vierge, au détriment des graisses animales et également des autres huiles végétales, améliore le bien-être cardiovasculaire sous divers aspects, voyons lesquels.
Prévention et utilisation de l’huile d’olive pour :
- Hypertension
- Risque Thrombotique
- Dyslipidémie
- Athérosclérose
- Pathologie Coronarienne
Huile d’olive et Hypertension
L’hypertension artérielle est un trouble qui touche de nombreuses personnes en Italie et dans le monde. Il est fondamental de maintenir les valeurs de la pression artérielle dans certaines limites (<140 mmHg pour la pression systolique ou maximale et <90 mmHg pour la pression diastolique ou minimale), car, si elle est négligée, l’hypertension artérielle peut se transformer en un important facteur de risque cardiovasculaire.
Très souvent, l’hypertension artérielle évolue de manière asymptomatique ou avec des symptômes très discrets, c’est pourquoi une surveillance étroite des sujets à risque est nécessaire. Qui sont les personnes les plus exposées au risque de développer l’hypertension ? Les hommes et les femmes en surpoids, âgés de plus de 65 ans, qui suivent un régime riche en sel et qui font peu d’exercice physique, ce sont surtout ces sujets qui doivent vérifier périodiquement leur niveau de pression artérielle. Les experts suggèrent aux personnes de plus de 40 ans de mesurer leur pression au moins une fois par an ou plus souvent en cas de facteurs pouvant favoriser l’hypertension.
Il est important d’éviter de fumer et de consommer de l’alcool, de faire de l’exercice physique régulier, de perdre le poids en excès et de ne pas soumettre son corps à des niveaux de stress excessifs.
Il existe ensuite d’importantes recommandations concernant l’alimentation : tout d’abord, il est conseillé de suivre le régime méditerranéen, riche en fruits et légumes, céréales complètes, fruits secs, protéines à faible teneur en matières grasses (légumineuses, poisson bleu, viande blanche et produits laitiers maigres) et qui utilise comme unique assaisonnement l’huile d’olive extra vierge ainsi que des épices et des herbes aromatiques pour réduire l’apport en sel. Réduire la consommation de sel peut diminuer la rétention de liquides, améliorer l’élasticité des artères et aider à faire baisser la pression artérielle.
Le régime méditerranéen favorise en outre l’apport de potassium, calcium, magnésium (qui a un effet vasodilatateur et contribue donc à abaisser les valeurs de pression artérielle), vitamines, antioxydants et fibres, qui aident à faire diminuer une pression artérielle trop élevée.
Une recherche ayant impliqué plus d’un demi-million de personnes aurait démontré que les personnes ayant les apports quotidiens les plus élevés en magnésium ont 33 % de probabilité en moins d’avoir une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral par rapport aux personnes ayant des apports plus faibles. Les sources alimentaires comprennent les noix, les graines, les feuilles vert foncé, les haricots, le poisson, les céréales complètes et le chocolat noir.
Vous souhaitez en savoir plus sur le rôle de l’huile d’olive extra vierge dans le régime méditerranéen ? Lisez également : Huile d’olive : l’ingrédient clé du régime méditerranéen
Huile d’olive et Risque Thrombotique
Pour obtenir des effets antithrombotiques, de nombreuses études suggèrent qu’un régime pauvre en graisses ou à base de graisses végétales (en premier lieu l’huile d’olive extra vierge), est préférable à un régime riche en graisses, en particulier si elles sont de type saturé. Là encore, suivre le régime méditerranéen comme unique régime nutritionnel est très utile pour réduire le risque thrombotique.
L’huile d’olive contient une protéine capable de nous protéger des maladies cardiovasculaires car elle inhibe la formation d’agrégations de plaquettes pouvant conduire à des thromboses qui, dans le cerveau ou dans le cœur, provoquent des accidents vasculaires cérébraux, des décès ou des infarctus.
L’huile d’olive extra vierge est donc un véritable élixir de santé grâce à la quantité élevée de phénols, d’antioxydants et de régulateurs d’agents thrombotiques. Le stress oxydatif post-prandial pour notre corps, de plus, augmente avec les graisses saturées mais diminue avec les graisses monoinsaturées, comme l’acide oléique.
Mais que signifie risque thrombotique et pourquoi est-il important de le réduire ? La thrombose consiste en la formation de thrombus à l’intérieur des vaisseaux sanguins, provoquant leur occlusion et entravant ainsi la circulation sanguine normale. Il en existe deux types, artérielle ou veineuse. Les secondes sont plus fréquentes et touchent principalement les membres inférieurs. La thrombose est, en Italie, au troisième rang pour l’incidence parmi les maladies cardiovasculaires. Sans aucun doute, une alimentation correcte, pauvre en graisses saturées d’origine animale, constitue une aide efficace pour contrôler le risque thrombotique.
Huile d’olive et Dyslipidémie
Le terme générique dyslipidémie désigne les altérations de la quantité de lipides circulant dans le sang, en particulier du cholestérol, des triglycérides, des phospholipides, le plus souvent en augmentation (hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, hyperphospholipidémie), plus rarement en diminution.
La dyslipidémie est toute condition clinique dans laquelle sont présentes dans le sang des concentrations élevées de lipides. Les dyslipidémies sont l’un des principaux facteurs de risque cardiovasculaire.
L’huile d’olive extra vierge, consommée crue, de manière à préserver toutes ses qualités nutritionnelles, a des effets protecteurs contre les dyslipidémies (elle est en effet capable de réduire le mauvais cholestérol, LDL, au profit du bon, HDL) et par conséquent de l’athérosclérose, réduisant entre autres le risque d’infarctus et d’hypertension. L’huile d’olive extra vierge, de plus, grâce à sa haute teneur en substances antioxydantes et en vitamines (en particulier E, A, D et K), est capable de ralentir le vieillissement.
Il n’existe aucun symptôme lié à l’excès de cholestérol en soi. Les dyslipidémies sont un phénomène silencieux jusqu’à ce qu’elles ne provoquent des pathologies au niveau des organes cibles : circulation cérébrale, vaisseaux rétiniens, coronaires, vaisseaux rénaux, artères périphériques. En substance, on peut dire que les symptômes de la dyslipidémie sont ceux de ses complications cardiovasculaires.
Le plus souvent, c’est après des années d’évolution d’une dyslipidémie méconnue ou non soumise à des mesures préventives adéquates (ou à des traitements appropriés si déjà connue) qu’apparaissent certains symptômes ou, bien plus souvent, le début se manifeste déjà par une complication telle que : angine de poitrine, infarctus, ischémie cérébrale, rétinopathie athérosclérotique, claudication intermittente pour artériopathie oblitérante des membres inférieurs, etc.
Les dyslipidémies peuvent être congénitales ou acquises. Dans le premier cas, il s’agit de maladies héréditaires dues à des altérations des gènes qui régulent le métabolisme des lipoprotéines. Il en existe différents types et elles sont assez fréquentes. On estime que dans la population générale, environ une personne sur 10 en souffre. Les dyslipidémies acquises, en revanche, peuvent être la conséquence d’autres pathologies (par exemple, diabète et obésité), mais, le plus souvent, elles sont le résultat d’une alimentation incorrecte (trop riche en graisses et/ou hypercalorique). Quelle que soit la cause, des valeurs altérées de cholestérol et/ou de triglycérides dans le sang font pleinement partie des facteurs de risque cardiovasculaire les plus importants, surtout si coexistent d’autres facteurs prédisposants comme l’hypertension, le diabète ou le tabagisme.
On peut adopter certaines mesures non médicamenteuses : alimentation pauvre en graisses d’origine animale (viandes rouges, fromages, œufs) ; utilisation préférentielle d’huiles végétales (huile d’olive extra vierge en premier lieu) avec un rapport acides gras monoinsaturés-polyinsaturés/acides gras saturés en faveur des premiers ; régime hypocalorique si un surpoids ou une obésité est présent ; poisson (surtout bleu) ; consommation réduite de sucres simples ; consommation adéquate de fruits et légumes ; consommation modérée de vin ; réduction du sel et des aliments préemballés qui en sont riches (charcuteries, viandes froides, cornichons, conserves, fromages fermentés et/ou affinés) ; activité physique modérée et continue de type aérobique ; arrêt du tabac ; réduction du stress.
Huile d’olive et Athérosclérose
L’huile d’olive extra vierge n’est pas seulement un précieux assaisonnement mais aussi un aliment indispensable pour notre santé car elle aide à prévenir l’athérosclérose et contribue au bien-être du cœur et des artères de manière saine et naturelle. Découvrons ensemble quelles sont les principales causes de cette pathologie et pourquoi l’huile d’olive extra vierge est si précieuse dans sa prévention.
L’athérosclérose est l’une des maladies les plus répandues dans les pays industrialisés, dans lesquels elle représente la principale cause de décès. Le risque de tomber malade est plus ou moins le même pour les hommes américains et finlandais, alors qu’il est beaucoup plus faible pour les hommes méditerranéens qui, parmi les graisses consommées, incluent un pourcentage élevé d’huile d’olive.
Huile d’olive extra vierge et athérosclérose sont donc étroitement liées. Son utilisation, en substitution des graisses animales, réduit considérablement les niveaux de cholestérol LDL dans nos vaisseaux sanguins et le remplace par le cholestérol HDL (le soi-disant « bon » cholestérol). Grâce à leurs propriétés, les meilleures huiles d’olive extra vierge parviennent également à fournir à notre organisme une quantité adéquate de graisses, fondamentales pour notre bien-être physique.
Huile d’olive et Pathologie Coronarienne
La pathologie coronarienne (également connue sous le nom de cardiopathie ischémique) résulte de l’accumulation de plaques dans les artères coronaires. Ces artères transportent le sang oxygéné vers le muscle cardiaque.
Les plaques rétrécissent les artères coronaires et réduisent le flux sanguin vers le cœur. Cette accumulation augmente également les probabilités que se forment des caillots (thrombus) dans les artères. Les thrombus peuvent bloquer le flux sanguin totalement ou partiellement.
Si le flux sanguin vers le muscle cardiaque est réduit ou bloqué, peuvent survenir des crises d’angine (douleur ou gêne thoracique) ou un infarctus du myocarde.
Les plaques peuvent également se former dans les artères du cœur plus petites. On parle dans ce cas de maladie microvasculaire coronarienne. Dans la maladie microvasculaire, les plaques n’obstruent pas complètement les artères comme dans le cas précédent.
Pour prévenir la maladie coronarienne, il est donc fondamental de choisir un mode de vie sain : ne pas fumer, ne pas grossir, manger sainement et essayer d’éviter le stress, contrôler la pression artérielle, le diabète et le cholestérol. Tout cela signifie éliminer les « facteurs de risque modifiables », c’est-à-dire les situations qui peuvent endommager les coronaires et sur lesquelles nous pouvons agir. Car malheureusement, il existe des facteurs héréditaires, familiaux sur lesquels il n’est pas possible d’intervenir.
Comme nous l’avons déjà dit pour les autres pathologies cardiovasculaires, à la base de la prévention de la maladie coronarienne se trouvent également un mode de vie sain et une alimentation équilibrée, surtout pauvre en graisses animales et riche en revanche en antioxydants et acides gras insaturés. C’est vraiment le cas de le dire, l’huile d’olive extra vierge est un précieux allié du cœur et des artères, donc n’oublions jamais de l’utiliser quotidiennement pour enrichir nos recettes.















